La méningite cryptococcique en Afrique : le Congo Brazzaville à mi-chemin des recommandations de l’OMS

La méningite cryptococcique (MC) est une infection grave du cerveau causée par un champignon. Elle touche surtout les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et tue environ 19% des malades du sida dans le monde. En Afrique subsaharienne, où vit 65% des PVVIH, elle est particulièrement mortelle. Une étude récente dans la revue BMJ Global Health (février 2026) a vérifié si 46 pays africains suivent les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 2022 portant sur la prévention, le diagnostic et le traitement de cette maladie.

Les chercheurs ont observé que dans les 46 pays, seulement 21% suivent les recommandations de l’OMS pour la prévention, 30% pour le diagnostic et 13% pour le volet traitement. Il en ressort que le Congo et les autres pays d’Afrique centrale observent bien les recommandations portant sur la prévention, en dehors du Gabon et la Guinée équatoriale. Dans cette région, les recommandations sur le diagnostic ne sont suivis que par le Congo et la RCA. Pour ce qui est du traitement, seuls 6 pays appliquent le protocole de l’OMS. Il s’agit de : Ouganda, Malawi, Botswana, Eswatini (Swaziland), Éthiopie, Liberia.​

La difficulté dans l’application du traitement recommandé par l’OMS est que le médicament Ambisome suggéré dans la phase initiale coute trop cher pour nos pays. Les chercheurs ont estimé la cure à 250 dollars US par patient. Il est donc suggéré aux pays africains de plaider auprès des partenaires pour une subvention ou une réduction des coûts.