Burkina Faso: Inauguration d’un Chu de 500 lits pour 70 milliards de FCFA

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala a été inauguré le 24 décembre 2025 par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Cette infrastructure ultramoderne, fruit d’un partenariat sino-burkinabè, renforce significativement l’offre de soins dans la région, notamment par la disponibilité de soins oncologiques.​​​

Caractéristiques principales

Pala est une commune rurale située à 15 km du centre ville de Bobo-Dioulasso. Le Chu est implanté sur la route nationale n°1 sur une superficie de 17 hectares, extensible à 30 hectares. Doté de 500 lits d’hospitalisation, l’hôpital comprend 90 salles de consultation, une unité de soins intensifs de 15 lits, 11 ascenseurs et un bloc opératoire avancé de 7 salles. Il intègre un centre de radiothérapie dédié aux soins oncologiques, financé par la coopération autrichienne.

Particularités techniques

L’établissement dispose d’un plateau technique de pointe incluant un scanner de 80 barrettes, une IRM et une salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardiovasculaire Pheno Artis Siemens, première du genre en Afrique subsaharienne. Son architecture verticale en R+2 respecte les normes internationales, avec des zones dédiées aux urgences, consultations, hospitalisation et formation.

Coût et financement

Le projet a coûté plus de 70 milliards FCFA, financé par la République populaire de Chine dans le cadre d’une coopération stratégique. Avant l’inauguration, les estimations variaient autour de 60 milliards FCFA. L’ambassadeur chinois estime que pas ses équipements, ce CHU fait partie des 5 meilleurs hôpitaux d’Afrique.​​ Avec Pala, le nombre de Chu au Burkina Faso passe à 7 après le CHU Yalgado Ouédraogo* (Ouagadougou), CHU Pédiatrique Charles De Gaulle* (Ouagadougou), CHU de Tengandogo* (anciennement Hôpital Blaise Compaoré), CHU de Bogodogo* (Ouagadougou), CHU Souro Sanou* (Bobo-Dioulasso) et Ouahigouya. Le président a annoncé neuf autres projets similaires à travers le pays en commençant par Fada N’Gourma.

Par Euclide OKOLOU